Billet du président : Merci aux lausannoises et lausannois

27.09.2010

Votation communale du 26 sept. 10 : SUPPRESSION DE L'IMPÔT SUR LES DIVERTISSEMENTS

Netteté du résultat ; douche froide ; opposition stérile ; mauvais augure pour les élections communales de ce printemps (…) Que n’a-t-on pas lu au sujet du résultat de la votation qui proposait de supprimer l’impôt sur les divertissements.

Pour le monde associatif lausannois – notamment par celui représenté par l’Union des Sociétés Lausannoises (USL) – la situation est tout autre. Cette campagne a été l’occasion de découvrir des femmes et des hommes engagés.

A gauche, Rebecca Ruiz, Florence Germond ou chez les Verts Natacha Litzistorf, ainsi que David Payot pour le POP ont été des écoutes, puis des alliés fers de lance utiles aux activités locales déployées par les associations, et plus généralement, pour toutes les lausannoises et lausannois qui créent et apportent de la vie dans la capitale vaudoise.

Du côté du Oui, aussi.
Sans un Gilles Meystre, sans l’engagement  d’un Mathieu Blanc, d’un Pierre-Antoine Hildbrand ou, durant la campagne de récolte de signatures, de Marlène Bérard, notre faîtière et les quelques 320 associations qui la composent n’auraient pas obtenu – si vite – la refonte et la simplification du mode d’encaissement de l’impôt sur les divertissements.

Prochainement, au Conseil communal, à l’occasion de la réponse à la Motion Gilles Meystre cosignée par tous les partis politiques en 2006, les sociétés locales espèrent recevoir des réponses positives – notamment celles attendues depuis 1930 - au sujet de l’attribution, voire la construction d’une salle spécifiquement dédiée aux sociétés locales.

Les événements du monde associatif et les lotos des sociétés locales doivent pouvoir se dérouler, dans de bonnes conditions, dans des locaux à prix abordables et surtout dans des salles situées sur le territoire communal.

Pour ce point, aujourd’hui, la balle est dans le camp de la Municipalité et des politiques de chaque bord et du centre. Même si au gré de la dernière campagne, notre faîtière s’est engagée pour défendre ses intérêts, nous savons que l’avenir associatif de Lausanne se fera avec toutes les forces en présence.

A l’issue de cette votation lausannoise, chacune et chacun pourra constater que le seul milieu qui aurait pu avoir un masque est celui du cinéma. Sur le vif, Brian Jones, directeur de Pathé, dit ne pas exclure d’augmenter le prix des places, alors qu’il jurait de pouvoir baisser les prix de 14% en cas de suppression de l’impôt. On lui pardonne bien volontiers cette réaction à chaud, notamment au nom de tout ce que font les Galeries du cinéma pour soutenir la culture cinématographique locale. Pour les cinémas lausannois, seule une politique raisonnable de prix, loin de toute émotion, sera gage d’une bonne image.

Bertrand Sonnay, président de l’USL Lausanne