L'UNION DES SOCIETES LAUSANNOISES USL

Le 13 décembre 1897, il y a donc 120 ans, apparaît pour la première fois un règle­ment régissant les activités d'un groupement des sociétés lausannoises.

A cette époque déjà, une quinzaine de sociétés sentent le besoin de s'unir pour resserrer les liens d'amitié entre gens d'une même ville, centraliser leurs désirs légitimes, les faire valoir et les soutenir, si nécessaire, auprès des Autorités.

La société faîtière ainsi créée sous le nom de UNION DES SOCIETES LAUSANNOISES est char­gée, dans un premier temps, d'organiser les manifestations du 1er août.

1920

Dans les années vingt, le comité de l'Union des Sociétés Lausannoises (USL), qui se com­pose alors de 42 sociétés, est formé principalement de membres du "Choeur mixte romand", de "l'Echo du Vallon", de "l'Harmonie lausannoise" et de "l'Alpée".

Les préoccupations principales de 'USL sont les frais de location jugés excessifs lors des concerts organisés dans le Casino et les jardins de Montbenon.

Une somme de Fr. 20.- est demandée pour l'usage du kiosque à musique et de Fr. 8.- pour l'utilisation de ses deux lampes d'éclairage.

Les pelouses situées autour du kiosque à musique sont surveillées par des jardiniers de la Ville qui facturent leurs heures de travail.

L'USL demande d'être exonérée de ces frais, elle essuie un refus de la Ville.

1930

L'USL organise le 1er août dans trois endroits de la ville: à Montbenon, à Ouchy et à Chailly. Une fanfare, un choeur et une société de gymnastique sont délégués dans chacun de ces lieux sous 'autorité de l'USL. A cette occasion, une collecte est organisée et versée inté­gralement à des oeuvres de bienfaisance.

Dans les années trente, l'USL ne compte plus que 35 sociétés, elle fait alors un effort tout particulier pour soutenir les sociétés membres et en recruter de nouvelles.

1931

A cette époque, toutes les communications de l'USL concernant les manifestations orga­nisées se font par voie de presse écrite. Dès février 1931, elles sont transmises par 'Agence télégraphique suisse.

Les sociétés ne peuvent plus utiliser le Théâtre municipal. Celui-ci construit dans les années 1868-1871 subit ses premières transformations.

Les sociétés doivent se conten­ter de l'unique salle existante, le Casino de Montbenon dont les installations sont en mau­vais état.

Rappelons que le Casino de Montbenon est mis à la disposition des Lausannois en 1909 et que le CIO y installe ses bureaux au 1er étage pendant quelques mois en 1921, avant de déménager à Mon-Repos.

Le prix de location de la salle de spectacle du Casino s'élève alors à Fr. 120.- pour une soirée sans bal, à Fr. 185.- avec bal et à Fr. 300.- les deux soirées avec bal. Les frais de chauffage, d'éclairage, l'utilisation du piano et le service du feu ne sont pas compris dans ces montants.

Dès 1931, PUSL demande officiellement à la Municipalité la construction d'une grande salle, puis lui présente un projet de salle avec les caractéristiques suivantes:

2000 places assises disposées en gradins

1 podium

1 scène et arrière-scène convenablement équipées

1 fosse pour l'orchestre

4 loges au minimum

2 salles pour des manifestations réduites de 300 à 600 places

1 salle de bal indépendante des salles de concerts

2 restaurants, l'un au rez-de-chaussée et l'autre attenant à la salle de bal

L'USL et l'Union des sociétés de Développement de Lausanne souhaitent la réalisation d'un bâtiment confortable, sans luxe prédominant.

Un nouveau plan de quartier étant à l'étude pour la Grenette, l'USL fait pression sur les Autorités afin que la construction demandée soit comprise dans l'aménagement de la future place de la Riponne. D'ailleurs, un pro­jet (projet Gaillard) avait déjà été envisagé, à la fin des années vingt, sur cet emplacement.

1933

L'USL participe à l'inauguration des nouvelles salles du Comptoir suisse. Une grande manifestation est organisée dont le bénéfice de Fr. 160.- pour les concerts et de Fr. 2'000.-pour la tombola, est versé à l'Oeuvre pour les Chômeurs.

Le prix de location d'une salle est fixé par le Comptoir suisse à Fr. 350.-, scène, galeries, chauffage et éclairage com­pris, jusqu'à trois heures du matin. La salle de bal coûte Fr. 300.-. La capacité de la salle des spectacles est de 2000 à 2500 personnes.

Dès 1934

Le comité de l'USL se bat pour une diminution des taxes encaissées par la Police du commerce, ainsi que pour la mise à disposition gratuite de locaux scolaires utilisés pour des répétitions et des entraînements. Il est aussi demandé aux Autorités compétentes la réintroduction des lotos.

1936

Le fond constitué pour la construction d'une salle de spectacle grâce à la générosité de M. Aurèle Sandoz et M. Ignacy Paderewski se monte à Fr. 214'373,20.

1938

L'USL intervient auprès de l'Administration communale à propos des lotos. En effet, des sociétés de contemporains, des cagnottes ou syndicats organisent des lotos souvent au détriment des sociétés de sport et de musique, dont c'est généralement le seul moyen de remplir un peu leur caisse. Les lotos à Lausanne peuvent se dérouler que sur un mois.

1939

On parle encore et toujours d'une grande salle.

Quelques personnes la nomment déjà "Salle universelle", mais la décision est prise de l'appeler "Salle Paderewski" en hommage respectueux à l'illustre artiste et homme d'état polonais, qui a aussi oeuvré pour cette réalisation.

Son emplacement n'est toujours pas défini, ni la date du début de sa construc­tion. Un comité d'action est nommé auprès de la Municipalité. Un projet "Grivel" est à 'étude, il est devisé à 5 millions de francs. Le comité d'action estime que le montant de 3 millions de francs est acceptable et suffisant.

Un nouveau projet de grande salle voit le jour, elle serait cette fois construite dans les jar­dins du Théâtre municipal.

L'USL organise une soirée populaire au Comptoir suisse en faveur du Secours suisse d'hiver. Toutes les sociétés de l'USL répondent à l'appel du comité, faisant preuve d'une grande solidarité. Profitant de la présence des Autorités et de la presse, l'USL lance un nouvel appel pour une grande salle.

Cette soirée populaire en faveur du Secours suisse d'hiver a lieu chaque année durant toute la période de la guerre. A chaque fois, l'USL organise une tombola bien que ce ne soit pas une mince affaire de recueillir des lots pendant cette période de rationnement. De 1941 à 1946, le même comité fonctionne avec beaucoup de difficultés en raison de la mobilisation.

La Direction des travaux convoque les sociétés membres de l'USL concernant toujours la construction d'une grande salle. Malheureusement, cette séance ne débouche sur rien de concret, les sociétés désespèrent obtenir un résultat.

Le comité de l'USL intervient une nouvelle fois à propos du montant excessif de location de la salle du Casino, soit Fr. 450.- plus les frais de lumière. Le prix des consommations est également jugé trop onéreux.

Une certaine concurrence dans l'organisation des manifestations s'installe entre l'USL et l'ADIL.

Rappelons que l'ADIL est à l'origine la Société de développement de Lausanne créée en 1855, elle devient, dès 1932, l'Association des intérêts de Lausanne (ADIL), et se nomme aujourd'hui Lausanne-Tourisme.

Après les années de guerre, l'organisation du 1er Août par quartier pose problème. L’USL propose à la Municipalité d'exiger la participation des fanfares à la Fête nationale.

1947

L'organisation des lotos devient difficile; 175 demandes de lotos sont déposées mais la Police du commerce n'en autorise que 75. Vu le nombre grandissant de groupements très divers qui font des demandes pour organiser des lotos, le Préfet décide de délivrer des autorisations seulement aux sociétés qui ont un but strictement d'utilité publique.

Pour faciliter l'organisation des lotos, l'USL décide de nommer une commission qui, en collaboration avec la Police du commerce, est chargée de la planification des lotos qui peuvent avoir lieu que pendant le mois de janvier.

1948

Cette année, le canton de Vaud commémore le 150e anniversaire de son indépendance. La salle du Casino de Montbenon se loue au prix de Fr. 225.-, un supplément de Fr. 25.-est demandé pour le piano, et pendant les mois d'hiver, une taxe de Fr. 100.- est préle­vée pour le chauffage. Les sociétés ont aussi la possibilité de louer la Rotonde du Casino (aujourd'hui Grand-Café) pour le prix de Fr. 450.- avec la salle. Les locaux du Casino sont dans un état vétusté, mais leur prix de location est plus avantageux que celui pratiqué au Comptoir suisse. C'est pourquoi l'USL demande à la Municipalité une réfection du Casino.

1949

L'USL participe au premier Gala de la Chaîne du bonheur, manifestation qui a lieu à Beaulieu.

Cette même année et malgré la mise sur pied de la Commission des lotos, les demandes de lotos sont toujours trop nombreuses par rapport aux autorisations pouvant être déli­vrées, (175 demandes pour 100 lotos autorisés). Le règlement de cette époque permet d'organiser un loto pour mille habitants. Le Préfet et la Commission des lotos décident alors d'établir une rotation entre les diverses sociétés qui peuvent ainsi organiser un loto tous les trois ans.

Depuis le création de l'USL et jusqu'en 1949, la cotisation annuelle encaissée par l'USL est de Fr. 5.-, l'indemnité du Comité se monte à Fr. 100.-. Dès l'année 1949, le Comité de l'USL décide d'augmenter à Fr. 10.- la cotisation pour les sociétés et à Fr. 150.- l'in­demnité pour le Comité.

Toujours en 1949, l'ADIL en collaboration avec l'USL organise au mois de mai la course cycliste "A travers Lausanne". Notons aussi, l'arrivée d'une étape du Tour de France à Lausanne, l'organisation d'un Grand-Prix automobile et motocycliste dans notre ville et d'un meeting d'aviation à la Blécherette.

1950

L'USL compte 75 sociétés membres, les cotisations restent fixées à Fr. 10.-, mais l'indemnité du Comité passe à Fr. 250.-.

Comme demandé par ' USL en 1948, le Service des gérances de la Ville fait quelques tra­vaux d'amélioration au Casino de Montbenon. La scène, les rideaux, les vestiaires et les loges sont remis en état et la partie électrique révisée. Malgré ces quelques réfections, l'état du Casino reste médiocre.

1951

La Commission des lotos est maintenue et cherche des solutions plus satisfaisantes dans la planification et l'organisation de ces manifestations.

On reparle de la construction d'une grande salle de concert de 1400 places dite "Salle Zappeli" et qui se situerait dans la propriété du Lausanne-Palace.

1952

L'USL compte 82 sociétés membres.

En juillet a lieu à Lausanne, la Fête fédérale de gymnastique.

1953

99 sociétés sont membres de l'USL

La Direction du Comptoir suisse décide la fermeture et la transformation de la Salle des fêtes. Le coût des travaux projetés est estimé à un million de francs.

Un nombre croissant de sociétés désire organiser des lotos. Pour résoudre ce problème, la Commission chargée des lotos décide de pratiquer par tirage au sort en plus du tournus instauré en 1949.

1954

L'USL organise un gala de bienfaisance appelé le "Bal des petits lits blancs". Ce Gala est reconduit quatre fois.

Un manque cruel de salles se fait sentir suite à la fermeture de la salle du Comptoir suisse et à la rénovation du Théâtre municipal. Plusieurs sociétés doivent organiser leurs soirées dans des salles de la périphérie lausannoise.

Le fonds pour la construction de la salle Paderewski se monte Fr. 345'000.-.

Suite à une demande de l'USL, la Municipalité supprime la taxe perçue pour l'utilisation des kiosques à musique.

Rappelions que cette année-là se déroulent à Lausanne, les Championnats du monde de football, dans un stade flambant neuf.

1955

L'USL compte 113 sociétés membres.

Lors de l'assemblée générale de nombreuses cri­tiques émises concernent les salles et terrains de manifestations mis à disposition des socié­tés lausannoises.

Les taxes prélevées par les Autorités sont jugées excessives.

L'Assemblée générale décide de rédiger immédiatement une lettre de résolutions à l'intention des Autorités de notre ville, dont le contenu est le suivant:

" Réunies, ce jour, en assemblée générale annuelle au Café vaudois, les délégués de sep­tante sociétés membres de l'USL, représentant environ 20'000 contribuables, déplorent que les Autorités lausannoises ne tiennent pas mieux compte des besoins réels des socié­tés. Ils attirent l'attention desdites autorités sur cet état de choses qu'ils estiment regrettable et se réservent de prendre toutes mesures pour faire valoir leurs légitimes revendi­cations".

1956

L’USL enquête sur l'opportunité de démolir ou de transformer le Casino de Montbenon. Le résultat de ce sondage est le suivant :

58 sociétés sont favorables à une démolition, 17 sociétés à une transformation.

Au mois de septembre 1956, le Comité de l'USL rencontre une délégation de la Municipalité composée de M. le Syndic Jean Petrequin et MM. H. Genêt, P. Graber et H. Lavanchy.

Lors de cette entrevue la Municipalité dit ne pas accepter les critiques publiques de l'USL. M. le Syndic rappelle les nombreuses possibilités offertes par le Comptoir suisse, (il oublie de parler des prix de location), et se demande si l'existence des sociétés locales et de leurs soirées familières se justifient face à la concurrence que représenteront le cinéma, la radio et la télévision dans un proche avenir.

Le Comité de l'USL rétorque que son désir n'est pas de polémiquer, mais que le problème du manque de salles de bals et de spec­tacles est bien réel. Comme d'habitude, cette séance n'aboutit à aucune décision.

1957

Suite à la rencontre de la Municipalité et du Comité de l'USL, il s'ensuit un très impor­tant échange de correspondance au sujet de la transformation du Casino de Montbenon. La presse se saisit de cette affaire.

La population de la ville ayant progressé de 100'000 habitants en 1949 à 117'000 en 1957, le nombre de lotos autorisés peut passer de 100 à 117. Cette année-là, il y a tou­tefois 201 demandes de lotos.

1958

Le comité de l'USL soumet à la Municipalité une étude intitulée: "Le problème des salles de musique et de spectacles à Lausanne",

Une délégation du Comité de l'USL est reçue par M. le Syndic André Chevallaz pour dis­cuter du problème des salles de spectacles à Lausanne. A cette occasion, M. le Syndic annonce la première étape des travaux de rénovation de Casino de Montbenon.

1959

Les discussions vont bon train avec les Autorités lausannoises pour la construction d'une nouvelle salle de spectacle. Le Comité décide d'une contribution spéciale en vue de cer­tains aménagements et fixe à Fr. 20.- la cotisation des sociétés membres pour les années 1960 et 1961; la moitié de cette somme est versée dans un fonds au profit de ceux-là.

L'USL intervient auprès du Département de justice et police du canton de Vaud pour demander la modification de la loi sur la vente des billets de loterie, qui ne peuvent être vendus dans les établissements publics.

1960

L'USL compte 124 sociétés membres.

En remplacement du "Bal des petits lits blancs", l'USL organise deux concerts populaires avec collecte, à la promenade Jean-Jacques Mercier et à Ouchy.

Le Conseil communal de Lausanne vote un nouvel arrêté d'imposition, dans lequel est inclus un article qui préconise une augmentation de la taxe communale de 5% à 10% sur la vente des cartons de lotos. L'USL réagit et pense lancer un référendum.

M. le Syndic André Chevallaz estime que ce référendum met en danger l'ensemble de l'arrêté d'im­position et laisse entendre que ce serait regrettable pour les relations que l'USL entre­tient avec les Autorités lausannoises.

M. Chevallaz précise que les Fr. 40'000.- rappor­tés par ce nouvel impôt pourraient servir à diminuer le prix de location des nouvelles salles du Casino. Réunie en assemblée générale extraordinaire, l'USL renonce à l'unanimité moins une voix à ce référendum.

Cette année, 224 demandes de lotos sont déposées pour un quota de 127 lotos auto­risés (1 loto pour 1 '000 habitants). Vu l'ampleur de la demande, le Département de jus­tice et police du canton de Vaud permet l'organisation de 20 lotos supplémentaires. L'USL reçoit enfin le projet de transformation des salles du Casino. Malheureusement, les plans fournis n'ont aucune cote, il est donc difficile de se représenter les surfaces des salles prévues.

1961

Les travaux de transformation du Casino sont refusés en votation populaire. Un nouveau projet doit être soumis au Conseil communal de Lausanne.

Vu le manque de salles disponibles, les sociétés doivent louer les salles fort chères du Comptoir suisse pour l'organisation de leurs manifestations. Le comité de l’USL demande à la Municipalité de Lausanne la possibilité d'obtenir une réduction du prix de location pour ses sociétés membres. Lors d'une entrevue avec M. Chevallaz et M. le Directeur finan­cier du Comptoir suisse, un accord dans ce sens est trouvé.

Les demandes de lotos se stabilisent, 200 demandes pour 148 lotos autorisés. En 1961, il s'est vendu 1'691'264 cartons de loto pour un chiffre d'affaires de Fr. 1'087'151.-. Sur ce montant, la Ville prélève 10% et l'Etat 5%.

1962

Grâce à la réduction des prix de location consentie par les Autorités et la Direction du Comptoir suisse, les salles de Beaulieu sont fort occupées par les sociétés lausannoises.

En lieu et place des salles de spectacles tant attendues au Casino de Montbenon, les Autorités y installent la Direction des écoles. .

1963

Pour certaines sociétés, les prix de location des salles de Beaulieu sont encore trop éle­vés. Le Comité de l'USL demande une réduction supplémentaire aux Autorités et à la direc­tion du Comptoir suisse, qui acceptent cette requête. .

1964

Exposition Nationale. Les sociétés lausannoises participent à divers cortèges. .

1965

Le Département des travaux du canton de Vaud demande à l’USL de participer à la cam­pagne de propagande en faveur de l'aérodrome d'Etagnières. L'USL refuse cette demande en se référant à l'article 2 de ses statuts.

Pour la première fois, depuis de nombreuses années, il n'est pas nécessaire de tirer au sort l'attribution des lotos aux sociétés.

Le Comptoir suisse augmente sensiblement le prix de location de ses salles, la Municipalité prend cette augmentation en charge pour les sociétés membres de l'USL.

1966

Une commission est formée pour élaborer un projet de fête populaire à Lausanne. .

1967

La commission créée l'année précédente organise les Fêtes à Lausanne aujourd’hui appelée Fête de Lausanne.

L'assemblée générale décide d'augmenter la cotisation des sociétés membres, elle la fixe à Fr. 25.-. .

1968

Le projet d'une grande salle ne prend toujours pas forme, alors que le fond "Paderewski" destiné à la construction d'une salle de spectacle se monte à Fr. 531'441,40. Les tarifs de location des salles de Beaulieu augmentent, l'USL demande à la Municipalité de prendre cette nouvelle augmentation à sa charge. .

1969

Suite à de multiples interventions de l'USL, la Municipalité est d'accord de couvrir plus de la moitié du prix de location des salles de Beaulieu louées par les sociétés membres de l'USL. .

1970

Lors d'une assemblée extraordinaire, l'USL demande à la Municipalité une augmentation du prix minimum du carton de loto, qui ainsi passe de Fr. 0.50 à Fr. 1.-. Par la même occa­sion, l'USL exprime le souhait de pouvoir organiser des lotos sur deux mois, soit les mois de décembre et janvier. .

1971

Dans le cadre de la construction d'immeubles locatifs sur le site de l'Ancien-Stand, l'USL s'intéresse au projet de réalisation d'une grande salle à cet emplacement. .

1972

75e anniversaire de l'USL.

Le 15 novembre a lieu au Palais de Beaulieu une conférence de M. Raoul Follereau, jour­naliste et avocat français, fondateur de la fédération internationale des associations de lutte contre la lèpre. L’USL a l'intention de verser les 4/5e du bénéfice de son 75e anni­versaire, à cette association.

En deuxième partie de cette conférence, l'Orchestre symphonique lausannois et la chorale Plein Vent se produisent.

Le 17 novembre, un gala est organisé avec quatre artistes soviétiques, soit un pianiste, un violoniste, un violoncelliste et une chanteuse.

Le 18 novembre, un bal avec les orchestres Ded Gerval et Stéphane Grappelli clôt les mani­festations du jubilé de l’USL. .

1973

L'Administration communale, sollicite l'USL, l'Union des sociétés de développement et les Amis de la Cité pour une éventuelle reprise de l'exploitation de la cantine de Sauvabelin.

L'assemblée générale fixe la cotisation des sociétés membres à Fr. 30.-.

La clôture des comptes du 75e anniversaire, en 1972, révèle un gros déficit. Le comité de l'USL convoque une assemblée générale extraordinaire, qui prend les décisions sui­vantes:

L'encaissement d'une cotisation extraordinaire et unique de Fr. 80.- pour l'année 1973.

La mise en souscription de parts de Fr. 100.- non productives d'intérêt et rem­boursables par tirage au sort lors de chaque assemblée générale annuelle. Les socié­tés de l'USL s'engagent à acquérir au moins une part avant la fin de 1974.

1974

L'USL compte 167 sociétés membres.

Les autorités communales décident de maintenir le prix minimum du carton de loto à Fr. 0.50. .

1975

La Municipalité soumet à l'USL un nouveau projet de rénovation du Casino de Montbenon.

1976

L'USL rembourse toutes les dettes courantes de son 75e anniversaire, elle doit encore hono­rer les parts sociales souscrites par ses sociétés membres.

1977

Les autorités cantonales et communales donnent leur aval pour l'organisation des lotos sur les mois de décembre et janvier. Des lots autres que des vivres peuvent être distribués.

1978

Lors de l'assemblée générale de l'USL, la Municipalité présente le projet retenu pour les transformations du Casino de Montbenon et l'aménagement de son esplanade (préavis communal N° 63 du 27 février 1979).

1979

Pour la première fois, le comité de l'USL vend de la soupe au pois lors de l'ouverture noc­turne des magasins avant Noël. Un bénéfice de Fr. 500.- est versé à la Pouponnière de l'Abri.

1980

Le projet du Centre intercommunal de glace de Malley voit enfin le jour. L'assemblée géné­rale de l'USL décide de prendre une action nominative de Fr. 500.- pour le financement de cette réalisation.

1981

La Fête fédérale de musique a lieu en juin. Le 19 octobre, les sociétés lausannoises et les Lausannois retrouvent enfin leur Casino de Montbenon entièrement rénové.

Le fonds "Sandoz-Paderewski" créé en 1928 suite aux dons de l'USL et de particuliers, et s'élevant à Fr. 839'898,45, est investi dans la transformation de la salle de concert du Casino. Cette salle porte aujourd'hui le nom de "Salle Paderewski" en hommage à l'homme d'état et au musicien, Ignacy Paderewski.

Le bénéfice de la désormais traditionnelle soupe aux pois est versé à la Cité des enfants d'Eben-Hezer.

1982

Suite aux réclamations de l'USL, les autorités lausannoises modifient le taux d'imposition de la taxe sur les lotos, fixée alors à 10%. Dans tout le canton de Vaud, la taxe perçue sur les lotos se monte à 5%, les autorités sollicitées ramènent cette taxe à 5% unique­ment pour les sociétés membres de l'USL.

En juillet, se déroule le Championnat mondial de magie.

Le bénéfice de la soupe au pois se monte à Fr. 700.-, il est versé au Mouvement de la Jeunesse suisse romande.

1983

Plusieurs sociétés de musiques demandent à l'USL d'intervenir auprès de la Ville pour la reconstruction des kiosques à musique de Montbenon et d'Ouchy.

L'assemblée générale décide le remboursement des dernières parts émises suite au défi­cit du 75e anniversaire de l'USL.

Le bénéfice de la soupe aux pois est versé au Foyer pour handicapés de la route d'Oron soit Fr. 1’210,40.

La Ville décide la rénovation de la cantine de Sauvabelin suite à de longues discussions, qui n'ont pas abouti, au sujet de sa reprise par les sociétés sollicitées.

1984

L'USL est en deuil, son Président M. Jean Mézières décède subitement le 26 juin.

Pour la première fois, l'USL organise un arbre de Noël à la salle des fêtes du Casino de Montbenon. Cette fête remporte un franc succès, une septantaine d'enfants y participe.

1985

L'USL regroupe 170 sociétés.

Le dimanche 27 janvier, a lieu au Casino de Montbenon, le premier loto organisé par l'USL.

L'assemblée générale vote une augmentation des cotisations qui s'élèvent désormais à Fr. 40.-.

Le bénéfice de la soupe aux pois, Fr. 700.-, est versé à l'Asile des aveugles.

Le 8 décembre, les enfants des sociétés membres de l'USL rencontrent le Père Noël. Cette manifestation sera abandonnée dans les années à venir.

1986

Le projet de construction d'un refuge voit le jour. L'emplacement retenu se situe en bor­dure de la route du Pavement et de la Clochatte, à la Cure d'air de Sauvabelin.

L'assemblée générale accepte le financement de ce projet et décide la création d'une coopérative qui sera responsable de la gestion du refuge.

Au sujet du financement, deux questions sont posées aux membres présents et soumises à votation :

  1. Acceptez-vous de laisser carte blanche au comité de 'USL pour la création de la Société coopérative, qui sera gestionnaire des refuges?
    Oui  66
    Non 1
    Abstentions    3

Puis, le Président prend la parole et explique:

       " L'USL est riche d'environ Fr.12'000.-. Pour l'instant, nous n'avons pas un franc pour notre société coopérative. Nous avons 20 parts en souscription et une cinquantaine de parts promises dont le versement devra s'effectuer au plus tard d'ici à la fin de l'année. "

Acceptez-vous que l'USL consacre une partie de ses fonds à la création de la Société coopérative? 
Oui   50
Non 3
Abstentions 15

La construction du refuge de l'USL peut alors commencer.

Le bénéfice de la traditionnelle soupe aux pois est versé à l'institution pour enfants handicapés, La Cassagne.

1987

L'USL émet des parts sociales pour la construction du refuge pour un montant de Fr. 17'000.-. La coopérative chargée de la construction puis de la gestion des refuges est inscrite au Registre du commerce.

Au mois de décembre, un loto est organisé en collaboration avec les Fêtes à Lausanne au Grand restaurant du Palais de Beaulieu. Dans la planche des lots figurent 2 voitures. Le bénéfice, qui se monte à Fr. 17'000.-, est investi dans la construction des refuges.

1988

Le 6 septembre, les travaux de construction du refuge débutent. La Ville de Lausanne fait un don de Fr. 5'OOO.- à la Coopérative des refuges au lieu de participer à certains travaux. La soupe aux pois, pendant les ouvertures nocturnes des magasins en décembre, est offerte par l'Union Helvetia. Son bénéfice est versé pour les refuges, soit un montant de Fr. 1’220.-

L'USL dépose une pétition au Conseil communal concernant les installations sportives.

1989

Le 17 mai, le refuge est inauguré. Le coût total de sa construction se monte à Fr. 420'uOO.-. Des parts sociales sont vendues pour la somme de Fr. 97'000.-. L'ancien refuge de la Cure d'air appelé le "petit refuge" est remis en état. Ces deux refuges sont loués 120 fois durant l'année écoulée.

1990

L'USL prête une somme de Fr. 10'000.- sur une durée de trois ans et fait un don de Fr. 3'OOO.- à la Coopérative des refuges.

L'USL demande à la Municipalité l'exonération de la taxe appelée "Taxe des pauvres", pré­levée sur chaque billet lors de spectacles.


1991

La cotisation annuelle à l'USL passe à Fr. 50.-.

Suite à nos demandes de l’USL, la Municipalité accepte de supprimer l'impôt sur les divertissements ou taxe des pauvres pour les sociétés locales sans but lucratif.

1992

Les années s'écoulent, certains acteurs de la vie associative démissionnent, d'autres prennent le relais avec de nouveaux élans. La "panoplie" des sociétés membres de l'USL s'est diversifiée avec, par exemple, l'admission de sociétés d'entraide et de groupe­ments d'immigrés.

1996

Au printemps 1996, l'USL a lancé une pétition pour demander aux autorités lausannoises des facilités administratives et financières, ainsi que la construction d'une salle de spec­tacles adaptée aux besoins des sociétés.

   

1997

L'USL fête le 100ème anniversaire de sa fondation. Une plaque commémorative est posée devant le caveau de la Louve.

Elle édite une prestigieuse plaquette du 100ème. Monsieur le Conseil fédéral Jean-Pascal Delamuraz, qui préside le Comité d’honneur et, d’autres personnalités, nous offrent des messages qui ravissent et encouragent les 186 sociétés membres de la jeune centenaire.

L’USL est l’hôte d’honneur de la 28ème Fête à Lausanne, appelée aujourd’hui Fête de Lausanne.